Le Cybermois 2026 est lancé. Pour son ouverture, Cybermalveillance.gouv.fr a publié le 15 septembre son troisième baromètre avec Ipsos Digital, et un chiffre domine : 45 % des Français déclarent avoir été informés d’une fuite de leurs données personnelles, contre 30 % en 2025. Vos clients et leurs salariés sont dans ce chiffre. Pour un prestataire IT, c’est une conversation qui s’ouvre toute seule.
Que dit le baromètre 2026 de Cybermalveillance.gouv.fr ?
Le baromètre mesure la façon dont les Français perçoivent le risque numérique. Six résultats intéressent directement un infogéreur.
| Indicateur | Résultat 2026 |
|---|---|
| Informés d’une fuite de leurs données personnelles | 45 % (30 % en 2025) |
| Première malveillance rencontrée : le mail ou SMS frauduleux | 53 % |
| Plus vigilants ensuite face aux emails, SMS et appels inconnus | 59 % |
| Ont changé leurs mots de passe | 53 % |
| Ont renforcé la surveillance de leurs comptes bancaires | 44 % |
| S’estiment suffisamment informés | 55 % (63 % en 2024) |
Source : communiqué Cybermois 2026 de Cybermalveillance.gouv.fr, 15 septembre 2026.
Le détail qui compte : après avoir appris qu’une fuite les concernait, à peine plus d’une personne sur deux a changé ses mots de passe. Les autres ont gardé les mêmes.
Pourquoi ce chiffre concerne-t-il vos clients PME ?
Une fuite chez un site marchand ou une mutuelle semble loin du parc que vous gérez. Elle s’en rapproche dès qu’un salarié réutilise le même mot de passe pour sa messagerie professionnelle. La fuite d’un tiers devient alors un accès possible chez votre client, sans qu’aucune de vos alertes ne se déclenche.
Le baromètre montre aussi un recul : 55 % des répondants s’estiment suffisamment informés, contre 63 % en 2024. Vos clients ne savent plus quoi faire d’une notification de fuite, et la question suivante arrive chez vous : « et chez nous, on est protégés ? ». Mieux vaut avoir la réponse avant l’appel.
Que pouvez-vous proposer à vos clients en octobre ?
Trois gestes simples, qui ne demandent aucun outil nouveau.
- Un point sécurité de trente minutes. Trois questions, trois réponses datées. La double authentification est-elle active sur la messagerie et les accès distants ? Reste-t-il des comptes d’anciens salariés ? De quand date le dernier test de restauration ?
- Une sensibilisation courte, avec des supports déjà prêts. Cybermalveillance.gouv.fr publie des ressources gratuites, dont la fiche « Violation ou fuite de données personnelles, que faire ? ». Vous n’avez rien à produire, seulement à animer.
- Une procédure d’une page pour les salariés. Que faire à réception d’une notification de fuite : changer le mot de passe du service touché et activer la double authentification, se méfier des appels et des messages qui suivent, prévenir son prestataire informatique.
Comment en faire un service récurrent ?
Le point sécurité d’octobre montre l’écart. Le combler se vend à l’année : supervision du parc et des correctifs, sauvegardes testées, protection de la messagerie, et un rapport mensuel qui prouve ce qui a été fait. Un conseil se donne une fois, un engagement se tient chaque mois.
C’est ce que la suite NeoOne outille pour ses partenaires : la supervision et la détection sur le parc, la sauvegarde et la messagerie, sous votre marque. Aucun outil ne garantit qu’un client ne sera jamais touché. Un suivi documenté permet en revanche de montrer ce qui était en place avant l’incident.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le Cybermois ?
Le Cybermois est le mois de sensibilisation à la cybersécurité, chaque année en octobre. L’édition 2026 est la quatorzième. Son thème : « Se cyber protéger, ce n’est pas si bête ».
Que doit faire un salarié informé d’une fuite de ses données ?
Lire le message de l’organisme pour savoir quelles données sont concernées, changer au plus vite le mot de passe du service touché et activer la double authentification, puis rester méfiant face aux appels et aux messages qui se réclament de cet organisme. Si des coordonnées bancaires sont concernées, prévenir sa banque et surveiller son compte. Ce sont les recommandations de Cybermalveillance.gouv.fr.
Votre client doit-il déclarer une fuite qui touche ses propres données ?
Oui, quand la violation présente un risque pour les personnes. Le responsable du traitement la notifie à la CNIL au plus tôt et dans un délai maximal de 72 heures, et il informe les personnes concernées si le risque est élevé. Toute violation se consigne dans un registre interne. Si vous êtes son sous-traitant au sens du RGPD, vous devez le prévenir dans les meilleurs délais dès que vous en avez connaissance (règles de la CNIL).
Vous voulez proposer ce suivi à vos clients ?
Vous êtes prestataire IT et vous voulez proposer ce suivi sans monter l’outillage vous-même : devenir partenaire NeoOne Expert.
Article rédigé le 5 octobre 2026 à partir du communiqué de Cybermalveillance.gouv.fr du 15 septembre 2026, mis à jour le 18 septembre.
Sources
- Cybermalveillance.gouv.fr, communiqué Cybermois 2026 (15 septembre 2026)
- Troisième édition du Baromètre sur la perception cyber des Français, Ipsos Digital pour Cybermalveillance.gouv.fr
- Cybermalveillance.gouv.fr, fiche « Violation ou fuite de données personnelles, que faire ? »
- CNIL, « Violations de données personnelles : les règles à suivre »
